Le gouverneur de la Banque de France se déterminera le 15 juillet.
Alors que l’inflation n’a jamais été aussi basse depuis 1957 en rythme annuel, au point d’avoir été négative sur les douze derniers mois (- 0,3 %), la formule automatique qui sert à déterminer la rémunération du livret A pourrait induire une nouvelle réduction. Elle était encore de 4 % en début d’année et est passée à 1,75 % le 1er mai.
Formule mécanique
Christian Noyer considère que cette désinflation est une bonne chose pour le pouvoir d’achat des Français, qui du fait de la désinflation a augmenté de 3,5 % en glissement annuel depuis en an, toutes choses égales par ailleurs (l’inflation avoisinait les 4 % à l’été 2008). Mais il peut également évoquer les «circonstances exceptionnelles» pour ne pas se laisser dicter sa conduite par une formule mécanique qui prend également en compte des taux d’intérêt de marché à court terme.
La «psychologie» qu’il invoque n’est nullement imaginaire. Elle se traduit d’ores et déjà en actes : selon la Caisse des dépôts, la collecte du livret A et du livret de développement durable a été négative en mai, les retraits l’emportant sur les dépôts à hauteur de 1,6 milliard d’euros. Un élément défavorable pour le financement du logement social.
Interrogé sur l’idée de Nicolas Sarkozy de lancer un emprunt national pour financer les priorités d’avenir du gouvernement, Christian Noyer a déclaré que «le plus important» était «la définition de ces priorités en termes de réformes et d’investissements pour l’avenir». Quant au volet financier, il considère que «c’est à l’État de voir s’il estime que, pour mobiliser les énergies, il faut un acte symbolique» comme cet emprunt
LE FIGARO (JPR)
Lundi 29 juin 2009
