Faute de pouvoir garantir une valorisation de leurs parts, les SCPI veulent maintenir le niveau des revenus distribués, leur atout majeur.
Collecte nette en baisse, marché secondaire en hausse, parts en attente de cession en augmentation et valeur des parts en recul caractérisent le marché des sociétés civiles de placement immobilier (SCPI) en 2008 (voir le tableau). Toutefois, ces véhicules investis en immobilier d’entreprise affichent un rendement plus qu’honorable dans la palette des placements. Avec un taux de 5,73 %, les SCPI devancent le fonds en euros des contrats d’assurance vie
(4 % environ), le Livret A (3,67 %) et les emprunts d’Etat (3,53 %). Il leur reste désormais à conserver cette place en 2009.
Leur force en cette période est notamment de ne pas être endettées et d’être constituées d’un patrimoine d’immeubles de taille moyenne situés en périphérie parisienne et dans les métropoles régionales, là où les loyers moins élevés seraient moins sujets à impayés ou à renégociation.
Néanmoins, les SCPI ne sont pas à l’abri d’une baisse de loyers en raison d’une augmentation de la vacance locative, laquelle est anticipée par les agents immobiliers. Cette configuration pourrait par ailleurs peser sur la valeur du patrimoine et sur le prix de la part. Pour autant, les sociétés de gestion comptent bien remplir l’objectif premier des SCPI : servir un complément de revenus stable. Pour y parvenir, si la situation économique se dégradait fortement, certaines envisagent même de piocher dans leurs réserves.
Les SCPI doivent également redresser leur collecte, à la fois pour animer le marché secondaire, mais aussi pour investir afin de profiter de la hausse des taux de rendement sur l’immobilier d’entreprise, gage de futures performances. Des sociétés de gestion projettent d’ailleurs la réactivation de SCPI en sommeil, la création de nouveaux véhicules, ainsi que des augmentations de capital.
De plus, en termes de collecte, cette année sera marquée par l’émergence des nouvelles SCPI fiscales Scellier. Bon nombre de sociétés affichent aujourd’hui leur volonté de développer au plus vite ce type d’offre.
Jeudi 26 mars 2009
