L’Association française du capital-investissement (Afic) et Oseo font un premier bilan de dix ans d’activité de ces structures en France
Grâce aux FCPI, la France est l’un des rares pays à avoir bénéficié d’investissements réguliers dans l’innovation, y compris après l’éclatement de la bulle Internet en 2001. Ce sera à nouveau le cas en 2009», a rappelé hier Christophe Bavière, président d’ AGF Private Equity et de la commission capital-investissement de l’AFG à l’occasion de la présentation de la première étude Afic- Oseo sur les «investissements des Fonds communs de placement dans l’innovation (FCPI) de 1997 à 2007».
Pendant ces dix ans, trente-cinq sociétés de gestion ont collecté 4,4 milliards d’euros via deux cent seize véhicules auprès de particuliers qui ont ainsi obtenu une réduction d’impôt de 25% du montant investi. S’y sont ajoutés en 2008 les 369 millions d’euros collectés via trente FCPI et les 198 millions d’euros collectés via onze FCPI ISF. Aujourd’hui, il reste donc près de 2,8 milliards d’euros à investir dans les PME innovantes pour les toutes prochaines années. «Une bonne nouvelle par les temps qui courent», souligne Grégory Sabah, directeur des études à l’Afic, alors que Christophe Bavière évoque les nouveaux projets à financer, «en diminution mais toujours très nombreux».
L’étude montre que ces FCPI ont déjà investi 2,2 milliards dans huit cents entreprises innovantes, pour l’essentiel françaises, représentant aujourd’hui quelque 33.000 salariés et près de 7 milliards d’euros de chiffre d’affaires, dont un tiers à l’export. Des entreprises plutôt jeunes puisque la moitié d’entre elles avaient moins de quatre ans d’existence au moment du premier investissement. Si la moitié des entreprises financées relèvent des secteurs des technologies de l’information et de la communication (22% pour les activités logicielles), l’autre moitié recouvre des secteurs variés, avec la composante «pharmacie et biotechs» (11%), mais aussi des secteurs plus inattendus comme les autres industries manufacturières (8%).
Dans sa troisième partie, l’étude explique que les jeunes entreprises ainsi soutenues par de l’épargne privée voient leur chiffre d’affaires progresser plus vite que les autres entreprises innovantes, de même que leur effectif (+49% contre +30%) et leur part à l’export (+44% contre +31%). Ce qui ne présage en rien des performances de sortie des FCPI, qui devront être patients vus les faibles perspectives à court terme
Jeudi 12 mars 2009
